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Le billet de Michel

Observer - Photographier - Partager....

Publié le par Michel
Publié dans : #Histoire d'un jour

VOIR ou REVOIR

La claque chez Kodak

Ayant réalisé de nombreuses photos lors de la fête de Loy Krathong à Camillian, j’ai décidé d’en rapporter le maximum lors de ma prochaine visite pour pouvoir en distribuer quelques exemplaires aux uns et aux autres.

Avec un appareil compact, en pleine nuit, les loupés de ma part, les photos de celui ou celle que l’on vise qui tourne la tête, fait la grimace, de l’invité surprise se positionnant juste devant l’objectif au mauvais moment, sur un total de 90 clichés, il n'en reste que 58 "exploitables".  Au passage, merci au numérique qui permet de supprimer avant un éventuel tirage tout ce qui n’est pas correct !

Certains d’entre vous feraient sans doute effectuer un tirage de contrôle puis prendrait ensuite une décision pour des impressions complémentaires. Moi, il faut que tout aille vite… et c’est donc 3 fois 58 que je vais passer commande, en une fois.

En poussant la porte de Kodak, je dis, comme m’ont appris mes parents, bonjour !

Thailande. La claque chez Kodak

Dans le magasin, un homme et une femme d’une trentaine d’années sont avachis sur une chaise et un fauteuil. Aucune réponse !  Bon, il n’ont sans doute pas entendu, car ils ont le nez rivé devant leur poste de télévision, au son maximum, devant un match de boxe thaïlandaise.

Je répète donc BONJOUR un peu plus fort. Toujours aucune réponse. Se passent quelques minutes qui me semblent une éternité car je ne supporte pas les gens impolis. Enfin, l’homme se lève en trainant les pieds, toujours sans un mot. Visiblement, je dérange !... Comme je n’ai pas envie de courir les officines de tirages photo, je lui présente mon meilleur visage et lui demande s’il peut m’imprimer des photos, en lui tendant un DVD sur lequel j’ai enregistré celles-ci.

Enfin, il parle, ou plutôt il grogne en regardant le DVD : What ?. 

Je lui dis que ce n’est pas le DVD qu’il faut imprimer mais les photos qui sont dedans !

Il prend ce disque et tout en regardant la télévision, essaie de le glisser dans le lecteur. Bien sur, si la main et les yeux ne sont pas au même endroit cela ne fonctionne pas bien. Soupirs d’exaspération de sa part ! La main tendue vers l’unité centrale, les yeux sur la TV, notre homme est en arrêt, dans l’attente du coup final (boxe). Moi, j’attends aussi, et freine une envie grandissante de dire que leur échoppe est très bruyante.

Toutefois, je n’en fais rien, s’il était ancien boxeur, j'imagine déjà les manchettes des journaux : « Il vient porter des photos à tirer, il ressort avec une tête au carrée qui ne peut pas entrer dans l’objectif. ».

Encore un peu d’attente, le DVD est enfin introduit, avec la souris il clique sur l’icône et… RIEN.

Il sort le DVD, le retourne, le regarde… Je suis tombé sur Einstein. Il va avoir du mal à voir les photos sur le sillon …. Il le remet donc encore une fois dans le lecteur et demande que faire, à la femme qui n’a pas bougé d’un poil depuis mon arrivée, assise sur un pied replié sous les fesses en travers d’un fauteuil. Elle ne répond pas. Décidemment, c’est la famille « je fais la gueule » !

Deuxième demande, elle se lève et engueule l’homme car il n'a pas glissé le DVD dans le bon lecteur. Avec autant de méchancetés que peuvent – parfois – en être capables quelques thaïlandaises, elle le traite comme un imbécile. Je n’ai pas compris les paroles, mais je vous assure que le son sans le décodeur était suffisant. En tout cas, elle avait raison, en changeant de « boite » cela va beaucoup mieux. Il peut maintenant ouvrir le fichier.

Je demande le tarif et le format : Je comprends 4 baths, je répète, elle me répond 6 baths la photo sur format 10 x 15. Je lui dis que je souhaite trois fois le tirage. Elle me pousse une calculette devant moi. Je tape 58 x 3 = 174 x 6 = 1.044 baths. Je n’essaie même pas de négocier, ne serait-ce que 44 baths.

Maintenant, elle parle la bougresse et me dit : Déposit. Je sors 300 baths alors qu’elle me fait signe : encore.  Je commence à être fort agacé et dis. NON.

Madame « fait la gueule » empoche les 300 baths, me donne un reçu, sur lequel elle note avec un stylo  l’heure  de reprise = 6. Il est 4 heures, je reviendrai donc dans deux heures. Je dis merci et au revoir…. Madame et monsieur ne répondent pas. 

Au retour, je fais une photo de la vitrine pour illustrer l’article déjà en écriture dans ma tête. J’entre et dis BONJOUR.  Toujours pas de réponse. Monsieur n’est pas là. Madame est occupée avec deux routard farangs qui lui demandent de modifier un tirage, un peu plus foncé ou plus clair.

Elle répond qu'elle ne peut rien faire. Son imprimante n’est pas de bonne qualité (!!!)

Elle les plante sans un mot supplémentaire, me tend la main et dit : Ticket. En lui remettant celui-ci, je lui adresse mon meilleur sourire mais elle ne me regarde déjà plus. Elle cherche avec le numéro alors qu' il n’y a, sur la table, derrière le comptoir, qu’un seul paquet avec 3 portefeuilles de rangement photos, dans un sac papier.

Madame se la joue grand magasin. Enfin, elle… voit le paquet.  En venant vers moi, elle me dit : money et ne me remet les photos qu’après avoir reçu l’argent. Quelque fois que je parte en courant !... ou que je vérifie le travail peut-être.

En effet, lorsque je regarde mes photos. Horreur ! Que c’est moche… Je feuillette un peu plus loin. Ce n’est vraiment pas terrible, l’impression est trop rapide et la couleur a bavé. Inutile de faire une réclamation, elle va me répondre que son imprimante est … de mauvaise qualité !

A l'évidence, j'ai fait une bourde. J'assume. Avant de quitter ces lieux, je regarde le matériel et constate que de Kodak, il n’y en a que le logo. Aucune machine de tirage automatique en service. Un ordinateur, une imprimante avec des cartouches d’encre fixées sur le côté et voila… un professionnel photographique. Je dis tout de même MERCI et AU REVOIR…. Toujours sans réponse !

Voila comment, on jette simplement 1.044 baths. 

La prochaine fois, Michel, regarde où tu mets les pieds.

Il me faut toutefois préciser que j’avais déjà fait effectuer des tirages dans ce magasin et tout s’était bien passé. Mais, c’était il y a quelques années…

Aujourd'hui ne devait pas être ... le bon jour (en un ou deux mots au choix!)  


Moralité : L’accueil est sympathique en Thaïlande, et les gens prévenants. Mais, comme partout, il peut y avoir des exeptions, ce qui n'est pas le reflet de la Thaïlande.


Déjà publié en novembre 2010

Commenter cet article

Mari jo 08/06/2016 11:39

Bonjour Michel. Ca m'est arrivé aussi ce comportement mais chez nous en France. Votre moralité est bonne. Désagréable ce genre d'accueil et avant je n'osais pas ressortir. Par la suite, j'ai pris comme l'on dit, du poil de la bête. Et quel que soit le magasin, si l'on ne me répond pas à mon second bonjour, je ressors de suite. Car même occupé, j'estime que l'on peut répondre. Très bonne journée à vous.

Le billet de Michel 08/06/2016 18:08

Merci Mari jo pour votre commentaire. Un jour, je penserai à vous, et dans un cas pareil, je repartirai.... bien sur, sans dire Au Revoir !....C'est une bonne technique.... Très bonne soirée.

Loqman 08/06/2016 09:25

En général quand çà décolle mal, l'atterrissage n'est pas terrible. Ce sont des situations que nous avons tous expérimentées. Mauvaise impression au départ, mais on s'entête victime de notre cartésianisme et la conclusion confirme notre sentiment premier.

Le billet de Michel 08/06/2016 18:14

Tu as raison, on s'entête, mais -en général- cela ne sert à rien. Je crois aussi que je ne veux pas croire que les gens (dans ce cas, commerçants) ne seraient pas aimables . Et bien sur, je me crache à l'atterrissage la plupart du temps. Va falloir sévir mon petit bonhomme (je me parle à moi même)....

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