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Le billet de Michel

Observer - Photographier - Partager....

Publié le par Michel
Publié dans : #Humour

 La semaine prochaine, je quitte la Thaïlande, pour Paris. Je suis content de rentrer comme je serai très heureux de revenir prochainement en Asie. En repensant à Paris, il me revient le souvenir d’une ballade en juillet dernier dans le métro parisien. J'emprunte le RER C en direction de Paris.

1 - Aussitôt les portes fermées, nous prenons de la vitesse, je suis assis à l’étage supérieur. Une fort belle femme, (certainement d’un pays de l’est, mais je suis incapable de lui donner une nationalité) dépose devant chaque passager, sur le siège en face, un petit papier imprimé :

« J’ai trois petits enfants, j’ai pas abris, pouvez vous m’aidez à trouver du travail ou me donner un peu argent  - Que Dieu vous protège. Merci et bonne journée ».

Elle descend ensuite à l’étage inférieur et revient en reprenant son papier avec (éventuellement) quelques argents.  Je suis toujours très mal à l’aise avec cette façon de procéder, et si parfois je donne un peu de monnaie, il est impossible de répondre à chaque appel, tant il y en a, le long des divers trajets dans les transports en commun parisien. Aujourd’hui, lâchement, je détourne les yeux et ne donne rien ! Ce n’est pas bien !

2 - Le RER arrive à la station "Bibliothèque François Mitterrand", je change pour rejoindre la ligne 14, entièrement automatisée, il n’y a aucun conducteur, c’est un train téléguidé depuis un central. C’est génial pour traverser une grande partie de Paris, du 13ème arrondissement à la gare Saint Lazarre.

A Bercy, deux stations plus loin, nouveau changement en direction de Nation. Installé au fond,  sur un strapontin (j’adore cette place car je vois tout le wagon, et, bien souvent, je « me fais un film » en observant les passagers). Un jeune homme arrive sur le quai portant fièrement un paquet. Il entre en face de moi. Son paquet est une unité centrale d’ordinateur. Très sale, elle semble en piteux état, et pourtant il là regarde comme si c’était un bien précieux. Bizarre, bizarre, j’observe un peu plus.

Une fois le métro en route, une femme remonte le wagon et rejoint cet homme. Lui – environ 25 ans, beau visage, casquette, jean troué aux genoux. C’est « fashion » !  Elle, à peu près le même âge, l’air sévère, lunettes mangeant une grande partie du visage, lèvres pincées. Oh là, me dis-je, en voilà une qui n’est pas contente ! En effet, elle interpelle le jeune homme :

-        Alors tu trouves un canapé sur le trottoir, tu l’emportes aussi ?

-        Ca dépend, peut-être.

-        T’es malade ou quoi de prendre cet ordi ?

-        Ben, y marche peut-être ! faut voir !

-        Moi je ne veux pas voir cette saloperie chez moi

-        Mais je vais le nettoyer.

-        Pas chez moi -  dans le garage.

Le garçon a l’air de se moquer comme de sa première chemise des réflexions de madame. Et ce n’est pas terminé car elle revient à la charge :

-        Tu ne vois pas que tu gênes, comment ils font les gens pour s’asseoir ?

L’homme essaie de baisser le strapontin qui coince à cause de la hauteur de l’ordinateur et ne dit mot.

-        Tu vois bien, lui lance madame, agressive et excédée.

Lui, toujours aucun mot, un sourire alors qu’il s’aperçoit que je les observe. Je souris légèrement et détourne les yeux un moment. J’arrive à Nation, encore un changement. Je descends, laissant le couple à son problème.  La soirée chez eux, risque d’être un peu « coincée » !

3 - Sur la ligne suivante, peu de monde dans le métro. Je suis assis à côté d’une porte. En face de moi, une femme est assise, un livre à la main. Je la détaille : bien en chair, forte poitrine, assise jambes largement écartées, une robe à fleurs qui remonte au dessus des genoux. Le spectacle n’est pas du meilleur effet. Nos yeux se croisent. Aïe, Je change la portée de mon regard, mais quelques instants plus tard, mon regard revient encore vers cette femme, peu banale, qui maintenant me regarde tout en faisant semblant de lire. Cela dure un long moment. Pourquoi est ce que je ne change pas de place ? Je n’en sais rien ! 

Un peu avant d’arriver à Voltaire, la femme se lève, tortille un peu de l’arrière train, se place à un mètre de moi, glisse son sac à l’avant bras en se tenant à la barre centrale du wagon De l’autre main, elle remonte légèrement sa robe, découvrant encore une fois un genou puis un début de cuisse, ce que je ne trouve pas trop ..« esthétique », et me décoche un clin d’œil accompagné d’un large sourire. Je vous laisse imaginer la tête que je fais, à ce moment là. J’essaie de n’en rien montrer, me force bêtement à un petit sourire forcé, par … politesse ou peut-être par gêne, et me lève immédiatement en lui tournant ostensiblement le dos. Elle est accrochée à la barre, là, juste derrière moi, je « sens »  son regard dans mon dos……

J’ai envie de rire, en m’imaginant qu’audacieuse comme elle est, si nous n’arrivons pas rapidement, je pourrais bien me retrouver avec une main aux fesses !  Mais je suis sauvé par l’arrivée du métro à Voltaire. Je quitte précipitamment le métro sans me retourner. Je ne veux pas savoir si elle descend, où elle va … car ce n’est pas avec moi ! D’un pas rapide, je grimpe les escaliers vers la sortie.

Comme quoi, même les cheveux blancs, plaisent également, non ?

 

  

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Publié le par Michel
Publié dans : #Thaïlande-Aujourd'hui

En arrivant en Thaïlande, le 8 septembre dernier, les services de l'immigration à l'aéroport ont omis de prendre en compte mon visa.
(Voir en fin de page quelques liens pour le VISA)

Le vol Paris-Bangkok TG 931 s’est déroulé sans problème (pas de « Bidochons » dans l’avion). Départ à 13 h 45 (18 h 45 en Thaïlande), arrivée à 6 h 30 environ à l'aéroport Suvarnabhumi près de Bangkok.

Installé au fond de l’avion, je quitte parmi les derniers le Boeing 747 et me glisse dans la file d’attente devant un des nombreux guichets de l’immigration.

Depuis plus de deux ans, compte tenu des mes fréquents voyages en Thaïlande, je demande un visa pour deux entrées dans le pays, la deuxième entrée doit être effectuée au plus tard six mois après la date d’obtention du visa. Tout est correct, je dois utiliser mon deuxième et dernier visa de 60 jours, avant le 6 octobre 2008. Sur le document que nous remettons au douanier, je reporte scrupuleusement (comme d'habitude) le numéro du visa, ainsi que mon identité et numéro de passeport.

Jusqu’alors, je n’ai jamais eu de problème, et lorsque le préposé mets les divers tampons sur mon passeport, et me le rends, je le range sans aucun contrôle dans mon sac.

Un peu de complication pour retrouver le taxi, et me voila en route pour Jomtien / Pattaya où j’arrive vers 9 heures (4 heures en France).

Aussitôt arrivé, mes maigres bagages sont rangés car je voyage léger. Jamais je ne contrôle mon passeport, allez savoir pourquoi ce jour là, avant de le  ranger dans le coffre, je vérifie les tampons de la douane. Avec surprise et agacement, je constate que le douanier n’a pas tenu compte de mon visa et le temps qui m’est accordé pour séjourner en Thaïlande est de 30 jours, soit départ le 7 octobre au plus tard.  Très énervé, je jette le passeport dans le coffre, on verra demain !

Mardi 9 septembre, je prends mon passeport et le billet d’avion et me dirige vers l’immigration de Pattaya. Une chance, c’est à 10 minutes à pied de l’hôtel. Beaucoup de monde dans les locaux.

Mon cas est un peu particulier, j’attends devant la réception où un officier fournit les premiers renseignements. Je lui explique mon problème. Réponse lapidaire. Je ne peux rien, il faut aller à Bangkok. Je me crée une mine désespérée, proche de la syncope (genre cocker battu) un long soupir et laisse échapper :   - Oh no !  please  !!!!....

L’officier me regarde, sans sourire, et me dit : Je peux corriger de suite, c’est 1.900  bath. (Environ 40 €uros). Comme je n’ai vraiment pas envie de me rendre à Bangkok, je suis trop heureux de lui dire ok, en sortant deux billets de 1.000 bath.

Le passeport et les billets disparaissent prestement derrière le comptoir, et il s’occupe d’un autre farang. Puis il me demande de me mettre en retrait, derrière le bureau d’où je peux le voir prendre mon passeport et le porter à un employé. Celui-ci le feuillette, sort un timbre dateur, tourne les molettes, semble écrire quelque chose, tamponne mon document et le pose sur le côté.

Plusieurs minutes passent encore. J’observe tout de mon endroit. L’officier retourne vers l’employé, sans un mot reprend mon passeport, regarde le travail, revient vers moi, me le donne en me disant : - Si tu veux rester un mois de plus, tu viens me voir
- Merci Monsieur, merci beaucoup
dis-je.

Cependant, dorénavant, je vérifierai chaque fois, lors du passage à l’immigration les dates et inscriptions éventuelles  sur mon passeport.

Il n’en est pas moins vrai que ce visa m’aura été taxé deux fois. Une première fois à l’ambassade de Thaïlande à Paris, et une deuxième fois à l’immigration de Pattaya.

LIENS ci-dessous:

INFORMATIONS

DOCUMENTS  VISA

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Publié le par Michel
Publié dans : #Thaïlande-Aujourd'hui

Aujourd’hui, j’aimerais vous montrer quelques petits métiers en Asie. Dans un article, vous avez peut-être été surpris de voir ici à Jomtien, banlieue de Pattaya, des buildings de plus de 20 étages. Et bien au bas de ces colosses, existent encore des commerces d’autrefois. Evidemment, ils sont maintenant motorisés pour la plupart (mais pas tous) vous allez le constater. En photos, voici donc quelques commerces ambulants en Thaïlande.

Chaque matin, je salue une femme qui s'installe en bas de l’hôtel. Dans ses marmites, sur sa moto aménagée, elle a déjà préparé divers plats que semblent apprécier une clientèle d’habitués dans ce quartier de Jomtien. Elle ne bouge pas, contrairement à d’autres, et ne s’en va que lorsque tout est vendu ou lorsque la nuit tombe.

Juste à côté, un monsieur, toujours sa casquette à l’envers vissée sur sa tête, prépare du café au lait concentré. Il vend également quelques boissons: Coca Cola - Pepsi - Sprite. Il a une clientèle et se déplace selon un trajet toujours identique, après l’hôtel, vers la plage, et continue ensuite sa tournée le long de la plage de Jomtien…..

Un peu plus loin, après les achats au marché tôt le matin, le vendeur découpe les fruits et les installe dans la glace, derrière des vitrines. Ce commerçant reste longuement sur la place au bout de la rue, près de Hanuman.

Sur cette même place (qui devrait bientôt disparaître pour être remplacée par une large avenue) s'installent divers marchands.

Plus bas, en continuant la route vers la plage, voici des années qu'une femme cuisine là. Sa moto et son aménagement sont amortis depuis bien longtemps !…. En plus des grillades, elle cuisine à la carte, et assez souvent, les produits jetés dans sa "poêle" dégagent une bonne odeur asiatique, que ma gorge - souvent- a du mal à supporter !Plusieurs fois par semaine, je croise ensuite le vendeur de serviettes avec son étal rudimentaire, non motorisé….A la plage, une quantité de vendeurs de tous ordres nous sollicitent toute la journée. En général, ils ne sont pas trop envahissants, se contentant d’une réponse négative…. Mais parfois, lors de fin de mois difficile, ou lorsque le farang (touriste) n’est pas nombreux, c’est un peu plus pénible !
Quelques photos …..

On pourrait croire qu’avec la nuit chacun rentre chez soi. Et bien, non, ici en Asie, le commerce est quasi permanent. Il est possible de manger et boire pratiquement 24 heures sur 24.  Lorsque la nuit arrive, les travailleurs du jour s’en vont, mais d’autres arrivent et s’installent sur place, un peu partout, ou sillonnent les rues et ruelles….

Les métiers de bouches sont nombreux. Les Thaïlandais mangent tout le temps, en fait, dés qu’ils ont faim. C'est simple non ?  On peut croiser bien d’autres vendeurs: de jouets, de fleurs en plastique, de robes ou de chaussures, de colifichets, de peluches, de balais, de fleurs naturelles…. Et j’en oublie !

Et dans les petits métiers, il y a aussi les manucures les masseuses et les masseurs à la plage.

L’autre jour, je décide de me faire couper les ongles (que je ne me ronge pas ici)… Celle à qui je confie d'ordinaire mes extrémités ( !) commence donc par les pieds, lorsqu’une de ses copines arrive. Les temps sont durs, peu de farang, donc peu d’argent, et comme nous, ils mangent chaque jour. Bref, gentiment, la copine lui dit : - ben fais les mains et on partage !!

Aussitôt dit, aussitôt fait,me voici avec deux femmes, à mes soins.

L'une s'occupe d'un pied, l’autre d'une main.

....

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Publié le par Michel
Publié dans : #Thaïlande-Aujourd'hui

Samedi 25 octobre 2008. Depuis une semaine, la mousson est particulièrement intense.  J’arrive à la plage avant 10 heures et notre plagiste n’est pas encore là. Ce n’est pas un problème, j’installe mes chaises longues et une table. C’est un moment que j’adore !

Ce matin, le ciel est magnifiquement bleu.
On peut imaginer que nous allons profiter du soleil ..... sur cette plage de Jomtien - Dongtan / Pattaya.  Mais, la mousson .........

Vers midi, le vent augmente son intensité, il est aléatoire et changeant: ce n’est pas bon signe ! Le ciel se charge à l’horizon, et ce vent fou nous empêche de prévoir dans quels sens se dirigent les nuages. Le ciel descend vers nous, semble t-il ….

Sans crier gare, une première pluie est destinée à nous préparer pour la suite ! …. J’ai bien envie de rentrer immédiatement, et puis, non, je reste. Cette petite pluie ne dure pas longtemps.

Jusqu'à ce que, quelques minutes plus tard, de grosses gouttes annoncent le déluge.
Quand même, le Bon Dieu, là-haut n’a pas placé son argent dans des "fonds pourris", pour pleurer autant ?  Maintenant, il faut s’abriter tant bien que mal sous le parasol.

Le vent a compris notre système. Il souffle de plus en plus fort et dans tous les sens, impossible de vraiment se protéger.

A la première accalmie, je prends le chemin du retour.  Je passe aujourd'hui entre deux averses pour   revenir à l'hôtel   qui n'est pas très loin. Ce changement rapide du temps me donne l'idée de vous écrire cet article. Je m'installe devant l'ordinateur. Soudain, tout devient encore plus noir et un énorme éclair suivi d’un coup de tonnerre, presque immédiat, signale que nous n’en avons pas fini pour ce soir !  Dans la rue, il n’y a qu’une seule solution : essayer de trouver un abri et ….attendre !

Il en est ainsi depuis dimanche dernier, tous les après-midis nous avons droit à cette pluie de mousson. Les rues deviennent vite impraticables et se transforment en rivière.


La pluie a cessé, mais le ciel a gardé des réserves.  Il est 17 h 20, la nuit tombe un peu plus tôt.  Ce sont les dernières semaines de mousson. Ensuite commencera la saison dite « fraîche » (fin novembre – décembre – janvier – février).
Il fera un peu moins chaud qu’actuellement, ce qui rendra le climat plus supportable. Les orages devraient disparaître jusqu’au mois de juin prochain.

Mais, ici aussi, les caprices météorologiques existent !

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Publié le par Michel
Publié dans : #Thaïlande-Camillian

Mardi 21 octobre, sans un regard pour les taxis-motos près de Hanuman (et celui qui m’a bousculé la semaine dernière) je continue vers une autre station. Une seule moto est en attente de client. C’est bon pour moi, sauf que, le garçon retire un clou de son pneu. Il me dit « pas de problème » OK. Il veut bien rouler quand même. Non dis-je, à deux ce n’est pas possible. Nous attendons une autre moto qui ne tarde pas et me voila en route pour l’arrêt de bus et CAMILLIAN .

Le trajet se déroule sans problème, et nous arrivons tôt à la fondation où je retrouve les malades, dont le SIDA progresse vite, dans leur lit et ceux un peu moins fatigués, sous le préau, regardant la télévision. 

Avec une attention particulière pour certains, je passe auprès de chacun, dans les salles de doins palliatifs et dans les autres chambres. Ma visite prend du temps car il est important, malgré la difficulté de communication, de s’attarder un peu et d’essayer de faire apparaître un sourire sur un visage triste.

Plusieurs malades sont d’une maigreur incroyable, et l’un d’entre eux, qui n’avait pas pu (ou pas voulu) me parler lors de ma première visite pour ce séjour, sourit en me voyant. Il est maintenant habitué. Il est bien difficile de demander comment ça va à quelqu’un dont l’avenir est bien sombre, cloué dans son lit !  Heureusement, serrer une main, caresser un bras ou une jambe, accompagnée d’un regard affectueux en disent plus qu’un beau discours.

Voici quelques semaines, le plus ancien malade de Camillian a quitté ce monde. Il est resté dix ans dans ce centre. Pour ma part, depuis deux ans, je l’ai toujours vu dans un lit. Maintenant sa photo est là, dans cette salle, pour donner sans doute un peu d’espoir à ceux qui le perdrait.

En salle de gymnastique, Somsak aide un malade à faire des exercices de marche. C’est un cruel problème, ici en Thaïlande, pour nombre de  Sidéens (en tout cas, ceux que je vois dans ce centre) car trop souvent ils perdent l’usage d’une ou des jambes. Il en est de même pour les mains et les bras. Problème neurologique ??

En passant et repassant de l’un à l’autre, ils me font comprendre… qu’ils ont soifs !... Et alors, est-ce que je changerais mes habitudes ? Mais la cafétéria est fermée. Jojo, son responsable est absent. A ma demande, - quand reviendra t-il ? On me dit : – plus tard … Et oui, le temps ici est relatif.

Le volontaire Canadien (d’origine Pakistanaise) est présent ce matin. Il est affecté actuellement au Jardin d'Eden  où se trouvent 40 personnes : 32 adultes et 8 enfants. Les enfants dans cette structure ne sont pas HIV positifs, et certains peuvent y vivre avec leurs parents, malades. Nous dégustons ensemble une portion de mangue et de riz gluant: délicieux ! 

C’est l’heure du repas pour les malades et ils attendent toujours mes boissons, mais point de Jojo à l’horizon, je ne peux tout de même pas faire un casse !  Je les rassure en faisant traduire que j’attendrai  son retour et qu’ils auront le cadeau plus tard.

A 12 heures, je déjeune avec le staff et une cinquantaine d’enfants. Je suppose que ce doit être un jour de vacances. Il ne manque que les adolescents qui sont dans une autre structure avec un éducateur. Et voici que jojo arrive, me voit et me fait un grand sourire. Par geste, j’indique « tout à l’heure, les boissons ».

Le déjeuner est terminé, nous prenons, un Anglais (volontaire, depuis des années au centre) et moi, un café à l’extérieur, lorsque petit Moss s’approche et veut que je le prenne dans les bras, ce que je fais. Puis un autre garçon, environ 9/10 ans, vient se lover contre mon bras et me jette un regard de tendresse. Il est rejoint par une petite fille qui se met contre l'autre bras. Petite séquence d'émotions !

Je ris et leur demande en anglais, ce qu’il désire. Evidemment, il ne comprenne pas, mais les yeux se dirigent vers le meuble frigorifique dans lequel sont stockées les glaces. Les yeux vont des glaces à mes yeux et de mes yeux aux glaces. Il faudrait être stupide ou aveugle pour ne pas comprendre. Et lorsque je dis : - Ice Cream, ils sautent de plaisir et courent vers le congélateur. Sans que rien n’ait été dit, je vois alors arrivé à la course tous les autres gamins. Oh là là, c’est le bazar et Jojo n’est pas content.

Une éducatrice fait mettre tout ce petit monde en file indienne, dit de remercier le farang (prononcez Falang) – c’est moi, et commence la distribution, un à un, pendant que Jojo note le nombre sur son carnet (la facture – pour moi aussi !).

Franchement, le plaisir de voir ces enfants devant ce modeste présent, est un bonheur ! 

Vient ensuite le tour des boissons. Coco, mon fidèle accompagnateur n’est pas très pressé de m’aider aujourd’hui. Et ce sont les femmes de la buanderie qui vont prendre à deux un côté du panier, moi l’autre côté. Il est vrai que 70 canettes pèsent son poids.

Cette distribution les amusent beaucoup, et l’une d’elles, plus délurée crie avant notre arrivée, comme si nous étions sur un marché. Moi, je souris, comme les malades qui – enfin – reçoivent cette boisson, bien longue à arriver. Il faudra du reste retourner acheter 10 canettes supplémentaires.

Bonne journée pour la cafétéria :
80 boissons + 50 glaces = 130 cadeaux.
Jojo va devoir recharger les stocks.

Le ciel, comme tous les jours depuis une semaine, se charge rapidement de noir, le tonnerre gronde au loin et les éclairs sont de plus en plus nombreux. Il ne pleut pas encore mais cela ne saurait tarder.

Ne voulant pas attendre au bord de la route sous la pluie, je précipite un peu mon départ, salue rapidement tout le monde, leur dit : - Attit Na (A la semaine prochaine) et je cours pour traverser la route et attendre un taxi collectif ou un bus.

Par chance, moins de cinq minutes plus tard, un bus arrive et … s’arrête. Me voici à l’abri, la pluie peut tomber. C’est ce qui arrive quelques kilomètres plus loin. L'averse tropicale génère des inondations incroyables. Par moments, le bus doit rouler au pas.
Les essuie-glaces ne peuvent évacuer la quantité d’eau qui tombe.


Pour nous faire prendre notre mal en patience, un DVD transmet un film d’action sur la télévision et hurle dans les hauts parleurs, mais ne couvre pas toujours le tonnerre lorsqu’il est à proximité.
Lorsque le film est terminé, nous avons droit à un DVD de Karaoké thailandais.

Petits et grands connaissent les paroles par cœur. Nous pourrions nous croire dans une chorale en balade. Ma foi, c’est assez sympathique !

Le caissier du bus passe plusieurs fois, et il me semble le connaître, mais je ne me souviens pas. Jusqu’au moment où j’entends un grand cri, je me retourne pour voir deux femmes qui viennent de prendre une douche dans le bus. Voila ça y est, c’est ce qui m’est déjà arrivé. Et bien le bus fuit toujours, mais ici je crois que la climatisation n’y est pour rien, ce doit être un surplus d’eau de pluie. Après le cri, les femmes rigolent, et changent de place. Le caissier vient voir et apporte un chiffon crasseux pour nettoyer les sièges. Je me prends à rêver d’une telle situation dans le train, le RER ou un bus parisien……

Le temps s’éternise car nous n’allons pas vite. Nous ne sommes plus très loin de Pattaya. C’est le moment que je "choisis"  pour m’endormir. Et le bus continue, passe devant le Lotus et poursuit sa route vers Bangkok. A un moment, j’ouvre un œil alors que nous dépassons une autre grande surface BIG C. J’ai loupé mon arrêt et il pleut encore plus fort maintenant. A ma demande, le bus m’arrête un peu plus loin. Je descends et court me mettre à l’abri d’un auvent où je resterai plus d’une demi-heure. Puisque je suis là, j’en profite pour faire quelques achats de papeterie et d’encre pour mon imprimante à Office dépôts (le même qu’en France) et prends un taxi (voiture) pour rentrer à l’hôtel.

Voilà une longue journée bien chargée. Je reviens fatigué, mais heureux tout de même de mon passage et mes cadeaux à Camillian.

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