Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Le billet de Michel

Observer - Photographier - Partager....

Publié le par Michel
Publié dans : #Histoire d'un jour

Mon cœur bat la chamade, je suis énervé, j’ai chaud, l’angoisse est là, tapis au fond de moi, prête à me sauter à la gorge …..

 Un geste vers la lampe de chevet, elle s’allume. Mes yeux ne s’ouvrent pas facilement, et, après un instant, la main en visière pour atténuer la lumière, je regarde par deux fois le réveil : 3 heures du matin. Il n’y a que 3 h et demi que je suis couché.

Quel est donc ce cauchemar qui m’a fait bondir du lit au milieu de la nuit ?

Coq2.jpgLe souvenir n’est pas facile à revenir. Il était vaguement question d’un coq.

Quoi, un coq ?…. Oui, un coq !….            

Et bien, voilà aut’ chose !

Je suis maintenant réveillé. Oublions donc !

Après la mise en route de l’ordinateur, je me sers un café – pas trop fort tout de même – et prends connaissance des nouvelles sur Internet après ce jeudi noir [Grèves en France], mais il est trop tôt car à Paris il est 21 heures.

Quelques tableaux Excel à modifier me retiennent un peu plus longtemps que je ne l’avais pensé et il est 5 h 30 lorsque je retourne au lit.

Comme c’est bon de se retrouver entre les draps, dans le noir. Je cale ma tête confortablement sur l’oreiller, me tourne côté droit et me laisse envahir par une lente torpeur. Assez vite, arrive ce moment délicieux où l’on n’est pas encore endormi mais où, l’on n’est déjà plus tout à fait réveillé.

Un moment entre conscience et inconscience, où le corps se détend et l’esprit s’en « va » doucement….

Il m’est impossible de savoir combien de temps s’est passé lorsque revient …. LE COQ !

Et le cauchemar reprend comme il s’était arrêté :

Je suis à Dieppe, dans la librairie où j’ai travaillé durant vingt années, dans la réserve. Cette réserve est bizarre, c’est une cave voutée avec un sol en terre battu [c’est bien meilleur pour stocker le vin que la papeterie et les livres].

C’est pourtant des livres qui se trouvent sur des étagères dans cette pièce !  Mais le plus incroyable, incompréhensible et inquiétant, c’est que je suis face à un COQ méchamment agressif.

Dés que je fais un pas, il saute en battant des ailes, gonfle le cou, hérisse ses plumes et affirme sa colère. Mais c’est qu’il vous planterait bien son bec dans les mollets cette andouille de COQ.

Cette attitude démontre son envie d’en découdre.  

Enfin, aurai-je peur d’un Coq ?...

Je tape des pieds, il recommence sa danse guerrière. Si je recule, il avance, si je tourne à moitié le dos, il fonce. 

C’est insensé cette histoire ! 
Honte à moi qui ne suis pas rassuré !

Il est vrai que j’ai – de tout temps – détesté les volailles et leurs saletés. Dans mon assiette, j’en accepte le blanc, sans trop penser à la bestiole.

Cette situation dura un temps inconnu et se termina sans vainqueur, ni vaincu. Le sommeil maitrisa cette « lutte » mais n’effaça pas ce cauchemar de ma mémoire, ce qui me permet de vous le décrire ici.

Quelle signification, quelle symbolique, qu’est ce que cette folle agitation des neurones durant mon sommeil…

Autant de questions qui resteront sans réponses !

Fort heureusement, mon côté pragmatique me dit de prendre les choses pour ce qu’elles sont : Un mauvais cauchemar !

Et puis, je l’ai échappé belle. Imaginez qu’à la place de ce Coq agressif, ce soit avec un énorme rat, un gros et grand serpent ou un éléphant en furie …….que je me sois trouvé face à face….

Bon d’accord, l’éléphant dans une cave c’est un peu limite… je vous l’accorde.

Mais, CHUTTTT, ne le répétez pas.

Avec de telles histoires, est-ce que cela ne me donnerait pas une place privilégiée pour l’ H.P. [Traduction : Hôpital Psychiatrique].


Michel

30 Janvier 2009.

Voir les commentaires

Publié le par Michel
Publié dans : #Thaïlande-Aujourd'hui

A quelques kilomètres de Pattaya,  un grand espace de loisirs attire de nombreux touristes. Noy et ses amies ont été ravies de ce déplacement.

A  Nong nooch tropical garden, en plus de l'extraordinaire jardin tropical, sont proposés des shows avec les éléphants et un spectacle de danses Thaïlandaise  traditionnel.






Il n'a pas l'air bien méchant, ce gros "matou".... quoique ....


Et en soirée, une promenade dans la zone piétonne à Pattaya.



Voir les commentaires

Publié le par Michel
Publié dans : #Thaïlande-Les Gens

NOY travaille à Macao, vous le connaissez déjà. Il est venu me rendre visite à Jomtien Pattaya pour quelques jours de vacances. 
Deux amies l’ont rejoint, l’une venait de Bangkok,

l’autre directement de MACAO.

Chacune a voulu repartir avec un tatoo réalisé à la plage. C’était l’occasion pour moi, qui vous ai parlé plusieurs fois de ces tatouages de réaliser quelques photographies illustrant ce travail. Ces tatouages ne durent que 10 à 15 jours et sont réalisés avec une encre noire.

Premier tatouage pour l'amie de Bangkok:
Une "matrice" est décalquée puis le tatoueur commence le dessin.

Le dauphin prend forme ....
Et voila le travail >
Et maintenant le second tatoo !
> Matrice du dessin décalquée....

 

 

 

Et Voila, c'est presque terminé.

On aime ou l'on n'aime pas !  Petite fantaisie de jeunesse, qui ne porte pas à grande conséquence, puisque dans quinze jours au plus tard, tout cela sera détruit.

Voir les commentaires

Publié le par Michel
Publié dans : #Thaïlande-Les Gens

Après une visite aux malades, je reprends le bus du retour pour Pattaya. Un peu moins de monde qu’à l’aller, mais le bus se remplit rapidement au fil des arrêts.  Quelques places devant moi, sur l’autre rangée de sièges, une maman et son fils.

 

Hélas pour tous les voyageurs, cet enfant n’est pas très calme. Le gamin ne veut absolument pas rester sur les genoux de sa mère, il hurle d’une voix stridente à vous exploser les tympans et gesticule dans tous les sens. En temps normal, la télévision fonctionne avec un DVD. Nous pouvons visionner un film, genre Kung Fu ou policier violent ou film de guerre – ou nous revoyons, enregistré sur un DVD une émission de télévision très prisée par les Thaïlandais. Ce sont des jeux avec obstacles dans lesquels il y a toujours des travestis jouant le rôle de filles perdues, en général très moches, maquillées et grimées à outrance. Moi, je ne comprends pas, mais le burlesque fait tout de même rire. Les Thaï se tapent dans les mains et rient aux éclats. Et bien aujourd’hui, nous serions très contents d’entendre autre chose que le gamin, mais la télé ne fonctionne pas. Il faut donc supporter en espérant que cela ne durera pas tout le trajet.

 

Au bout d’un moment, je me dis que pour crier autant, il doit avoir un problème, peut-être tout simplement faim. Serais-je devin ?... quelques minutes plus tard, maman relève son polo et lui donne le sein.

Nous avons un moment de calme ou presque car nous n’entendons plus que la ventilation du bus, le moteur et – bien sur – les interminables sonneries de téléphones portables et les conversations plus ou moins bruyantes !

J’avais presque oublié le môme et commençais à somnoler lorsqu’un cri aigu me fait sursauter. Ma sieste n’aura pas duré longtemps.

 

Et là, c’est soudain la grosse colère ! Le gamin hurle, se cambre à se cogner la tête sur le siège de devant, il bouge dans tous les sens, et la maman a bien du mal à le retenir.

Espérant sans doute le calmer, de la main gauche elle essaie de le tenir et lui montre la main droite à la hauteur du visage, comme pour le frapper.  De loin, je vois le dos de la main, et pense aussitôt au film « Edward aux mains d’argent ». Vous souvenez vous de ce film  des années 1990 ?  Ce garçon isolé du monde, dans un château ayant à la place des doigts, des ciseaux….

 

Rassurez vous, la maman n’a pas de ciseaux, mais elle a des ongles d’une longueur que je n’ai jamais vue (2 ou 3 centimètres au moins dépassent le bout des doigts).


Imaginez la scène :

Le petit visage effrayé du gamin, la grande main de la maman et ces choses colorées et coupantes au bout.   Qui ne serait pas terrorisé ? ….
De quoi en rester traumatisé pour longtemps !


Je pardonne cet enfant, car avec une telle manucure,  maman ne doit pas être une mère très attentionnée, son travail doit lui faire passer beaucoup plus de temps dans les gogo-bars qu'auprès de son enfant. Cependant, a-t-elle le choix ?... Ne là jugeons pas trop vite.

_________________________________________________________

Ce texte date de Janvier 2008.
Certains d'entre vous l'ont reçu en son temps via Email, à l'époque où je n'avais pas encore créé ce Blog.
J'ai trouvé qu'il convenait bien à la suite de L'Enfant délaissé et L'Enfant mal-aimé.

_________________________________________________________

Pas de déduction hâtive s'il vous plait !...

Ce texte, ainsi que les deux précédents ne représentent pas - évidemment - le comportement de toutes les mamans Thaïlandaises.
Les situations anormales, parfois choquantes, sont plus "intéressantes" à décrire que

"Le Bonheur est dans le pré".

Comme ailleurs, les mamans, en Thaïlande sont des mamans attentionnées, aimantes, affectueuses, et prennent grand soin de leurs enfants. Bien sur, il fallait que je rencontre quelques cas particuliers ! ...
_________________________________________________________

Voir les commentaires

Publié le par Michel
Publié dans : #Thaïlande-Les Gens

Mon précédent article - L'Enfant délaissé - a fait resurgir de ma mémoire une scène vécue voici plusieurs mois, dans le bus Rayong-Bangkok en Thaïlande. Ce jour là, j’ai de la chance, une place est libre immédiatement. Je m’installe et observe (comme toujours) les différents passagers.

 

En face de moi, de l’autre coté de l’allée centrale, sont assis : une maman sur un siège et ses deux petits garçons, installés ensemble sur l’autre siège près de la vitre. L’ainé doit avoir environ 4/5 ans et le second à peine 2 ans.

 

Nous roulons depuis peu, lorsque retendit un cri de douleur, l’ainé vient de prendre un coup par le plus petit, ma foi, jusque là rien que du banal entre frères turbulents! La maman ne dit rien. Cela recommence, une fois, deux fois, trois fois. La mère ne dit toujours rien. Le plus grand ne répond pas aux coups de son frère, il se protège comme il peut. Enfin, il dit quelque chose en Thaï à sa mère. Je ne comprends pas, mais la réaction de celle-ci est rapide et bizarre : le fils qui a pris les coups du petit frère, reçoit en prime une taloche. Décidemment, pensais-je, ce n’est pas son jour à ce gamin. Quelques instants encore, et la mère prend le fils ainé par le bras et l’installe côté allée. Elle se met ainsi entre ses deux enfants, au milieu de la banquette.

 

Vraisemblablement, le plus petit voulait être seul à regarder défiler le paysage. Mais maintenant qu’il est seul, cela ne l’intéresse plus. Il se met debout, s’accroche au dossier et, passant derrière le dos de la mère arrive à tirer les cheveux de son frère. L’ainé s’agite, esquive autant qu'il peut la tyranie de son frère, mais c’est encore lui qui prend une baffe par sa mère. Curieuse façon d’élever les enfants !

 

Peu après, le second veut se coucher sur les genoux de sa mère. Il se couche en travers, dos à la vitre. Ainsi les jambes sont du côté de son frère. C'est bien plus commode pour donner de nouveaux coups de pieds au grand-frère. Celui ci se ratatine autant que faire se peut dans le fond de son siège, mais le petit est vicelard et n’arrête pas. La maman réagit après un temps fort long, et tourne dans l'autre sens son second fils, qui se tord, gigote et réussit encore à mettre une gifle sur le nez de son frère.

 

La mère ignore toujours l’ainé et donne des bonbons au second, qui en oublie de frapper. Le grand-frère voudrait bien quelques sucreries et demande à sa mère, qui le rejette brutalement avec des mots peu aimables (non compris par moi, mais le ton et le regard en disent long sur l'humeur - et peut être, les sentiments - de cette dame envers ce fils).
 

Après les bonbons, ce sont des gâteaux, toujours et uniquement pour le second. L’ainé regarde avec envie, les yeux pleins de tristesse, ce déballage de friandises qu’il ne peut que regarder en salivant !

Il se rapproche alors de sa maman, se love contre son épaule. Oh ! Pas très longtemps, la réaction de rejet et de colère de cette mère est incroyable. L’enfant met ses bras au dessus de lui, afin de se protéger des coups qu’il pense recevoir par sa mère. Il y a là quelque chose d'anormal ! Du reste, la mère lève la main sur son fils ainé, lorsque nos regards se croisent. Pour cette fois au moins, la gifle ne tombe pas.

 

Obstiné, le grand fera encore quelques tentatives pour attirer la gentillesse de sa maman. Ce sera peine perdue. Cette situation m’émeut, mais je ne peux rien faire.

Je suis triste et malheureux pour ce gamin bien mal-aimé.

 

 

Voir les commentaires

1 2 3 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog