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Le billet de Michel

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Publié le par Michel
Publié dans : #Thaïlande-Jak

Ecrit en Février 2008


                            C’était au mois de mai

Sur la plage de Jomtien

Où je vis un thaïlandais

Qui ne semblait pas bien !

 

Chaque jour, je l’observais

Proposer un massage,

Aux touristes, qui refusaient

En regardant les nuages.

 

Oui, la maladie se voyait.

Il fallait donc fermer les yeux

Et, ce garçon, ignorer,

Malgré son air malheureux.

 

Si peu de compassion

Me mit en colère.

Pour moi, s’imposait une action

Devant cette misère.

 

Cependant ,

A la plage, à mes côtés,

Faire asseoir ce garçon,

Etait fortement désapprouvé.

Quelle horrible vision !

 

J’ignorais ces regards en biais

Des farangs et des thaïlandais

Convaincu que j’étais

D’être dans le vrai !

 

L’aider, en l’accompagnant,

Pour quelques semaines

Donner un peu d’argent

Etait bien peu de peine.

 

Les médicaments, le soutien,

Les discussions, le réconfort,

Tout cela fût vain

Le sida étant le plus fort !

 

Avant de rentrer en France,

Il fallait aller plus loin

Atténuer ses souffrances

Ne pas le laisser sans soins.

                            Fin octobre, quelques mois plus tard

A une Mission, ce garçon fût confié.

Difficile, peu de soutien, mis à part,

Quelques Français et un Anglais.

 

Plus d’une année est passée

Mes visites régulièrement

Me firent rencontrer

Un monde bien différent.

 

Tous ces malades, fatigués,

Du plus jeune au plus âgé :

Adultes – Ados - Enfants

Sont toujours émouvants

 

Hélas, beaucoup ont quitté

Ce monde, qui leur a peu donné.

Remplacé trop rapidement

Par de nouveaux arrivants.

 

Après  ce malade confié

A la Mission, comment oublier

Les autres patients ?

Je devins alors, pour tous, le "visiteur"

Offrant, à chacun, un instant de bonheur.

 

 

Jak, c’est le nom du garçon

Conduit à la Mission.

Il est entouré et soigné

Depuis plus d’une année.

 

Hélas, malgré le dévouement

Et les soins permanents,

La maladie semble gagner

Sur ce corps ravagé.

 

L’espoir, c’est aussi la vie

Mais chaque jour, ce corps détruit

S’approche inexorablement

De ses derniers instants.

 

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