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Le billet de Michel

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Publié le par Michel
Publié dans : #Thaïlande-Les Gens

Lorsque vous arrivez au bout de la route de Pattaya, à Jomtien, juste en face du poste de police, vous tournez immédiatement à droite et les larges et longues plages commencent.

 

Dans l’angle de l’immeuble, à droite, se trouve une supérette « SEVEN ELEVEN », et juste devant celle-ci, sur le trottoir, est installée une marchande de fruits. Sa marchandise est présentée sur une espèce de comptoir sur pieds fermés de chaque côté. La face arrière dispose de portes coulissantes.

 

Lors de mon dernier séjour, j’avais déjà remarqué ce comptoir et le trouvait un peu bizarre, pour vendre des fruits. Il ne peut s’agir d’un endroit de stockage car les ventes sont en général effectuées au jour le jour. C’est d’autant plus improbable que j’avais cru remarqué, lors d’un coup d’œil indiscret, des vêtements à l’intérieur.

 

Ma curiosité était restée sans réponse, et lors de mon arrivée, en décembre dernier, chaque jour je me posais les mêmes questions. A quoi sert l’intérieur de ce comptoir ?

 

Jusqu’à ce qu'un jour …. Que vois-je sous le comptoir Coca Cola? ….

Un bébé !

 

Enfant-sous-comptoir287koMais oui, c’est donc un bébé qui passe ses journées sous les fruits, en quelque sorte dans un lit cage, comme il en existait autrefois, dans les campagnes auvergnates. Sauf que, en auvergne, ce lit cage, destiné aux adultes en général, se trouvait assez souvent dans une grande pièce principale ou quelquefois dans l’étable.

 

Ce bébé est un garçon. Il ne marche pas encore, mais commence à vouloir regarder ce qui se passe à l’extérieur. A plat ventre, l’autre jour, il pointait son nez ….

 

L’intérieur ressemble à un lit, un ventilateur est installé sur le trottoir pour rafraîchir quelque peu l’air à l’intérieur. Voici donc un système D Thaïlandais. Maman vend des fruits la journée. Vraisemblablement, elle ne doit pas avoir les moyens ou la facilité de faire « garder » son enfant, donc il reste avec elle, sous le comptoir. Il est plutôt de bonne constitution, car jamais je ne l’ai entendu pleurer, et je passe devant deux fois par jour.

 


 

Note : L'écriture de ce texte date de fin  2007, mais je ne l’avais pas expédié. Depuis, le petit garçon a grandi, la maman a changé d’endroit et s’il reste toujours la marchande de fruits il n’y a plus de bébé. Mais l’histoire méritait ,je crois, d’être contée !

 

 

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Loqman 04/09/2013 12:02


Une belle histoire. A bas les sacro-principes de précaution utilisés sans discernement.

Michel 11/09/2013 14:24



Je suis bien d'accord.. Je signe où ?






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