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Le billet de Michel

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Publié le par Michel
Publié dans : #Histoire d'un jour

Mercredi 1er octobre 2008, je suis dans un avion, debout tout au fond de l’appareil. D’un seul coup, l’avion décroche et descend rapidement, tout en restant horizontal. C’est un énorme trou d’air. Evidemment je m’accroche comme je peux, tout s’est passé si vite !..


Après cette (longue – trop longue) chute, toujours horizontale, tout redevient normal, les passagers respirent lorsque, l’appareil recommence une nouvelle descente, mais cette fois, la queue de l’avion est plus basse que le nez. Cette position est fort inconfortable, les gens crient et moi je m’accroche toujours. Dans la carlingue, ce ne sont plus des cris mais des hurlements de frayeur….


Second arrêt, nous reprenons une position correcte et normale : presque horizontale, l’avant de l’avion est très légèrement en hauteur.


Je n’ai pas le temps de regagner ma place, toujours accrocher, que nous voila parti dans une variante. L’aéroplane tourne lentement sur lui-même, un peu comme une feuille que nous lâcherions à quelques mètres du sol. L’avant est derrière, le derrière est devant, et ainsi de suite tout en dégringolant à petite vitesse. C’est à ne rien comprendre à ce qui se passe. Peut-être sommes pris dans une tornade, cela se pourrait-il ?


A force de descendre, il est évident que nous nous rapprochons dangereusement du sol, que j’aperçois par le hublot. Mon dieu, mais je vois des immeubles, nous sommes au dessus d’une ville, une catastrophe va arriver !... Suis-je au bout de mon chemin terrestre ?


Je n’ai pas vraiment le temps de penser. Il me semble que le krach est inévitable, mais pourquoi descendons- nous si lentement, ce n’est pas logique.


L’avion, comme un film au ralenti, touche le sol avec fracas en plein centre d’une place, mais n’explose pas, il tourne toujours en glissant vers un immeuble posé sur des pylônes en béton (on dirait notre immeuble à Choisy le Roi). Nous nous encastrons entre les pilonnes dans un bruit terrible. Je distingue au bout de l’avion, à l’avant, des flammes qui disparaissent immédiatement car la carlingue est coupée en deux, ma partie est projetée contre un mur. Je sens, je crois sentir la chaleur mais ne voit plus les flammes.


Je ne suis plus debout, je suis couché sur un sol sale, noirci, couvert de détritus brulés (tiens c’est comme Choisy le Roi après l’incendie dans l’immeuble). Je voudrais bouger mais ne le peut pas !


Un homme est là, debout, qui me regarde :

-        Tirez-moi de là, je ne peux pas bouger !

Il ne bouge toujours pas et me regarde l’air ahuri.
Il est idiot, me dis-je, et je répète :

-        S’il vous plait, aidez moi, tirez moi de là !

RIEN.


J’essaie de bouger, je n’y arrive pas. Je veux sortir de là, impossible, la tête pense mais le corps n’entend rien.

Et, c’est à ce moment là que j’ouvre les yeux :


je suis dans mon lit, couché à plat ventre, un mal de dos épouvantable m’empêche tout mouvement.

Je voudrais me lever : impossible !  Tout est bloqué.


Bon, j’ai l’habitude car cela est déjà arrivé. Il ne me reste qu’à appliquer les méthodes des fois précédentes :


Faire un effort en serrant les dents ou dire un énorme gros mot (ça soulage un peu).

Me mettre – dans le lit - sur le côté droit.

Relever les jambes pour me mettre en boule.

Attendre un peu.

Me servir du bras droit pour faire levier et pousser pour me positionner sur la fesse droite  (dans un angle de 45° environ) surtout ne pas m’assoir sur les deux fesses, la douleur n’est pas supportable.

Tendre la main gauche pour récupérer la chaise du bureau à coté du lit.

M’agripper avec les deux mains et me lever en serrant fort les dents, mais c’est plus souvent en criant.

Rester dans la position du « vieux chinois » > dos courbé très bas.

Respirer un grand coup et essayer d’avancer vers la douche, à petits pas, en m’appuyant des deux mains sur les cuisses, et en longeant les murs. L’avance est douloureuse et n’est pas très rapide.


Laisser couler l’eau pour qu’elle soit assez chaude et prendre une longue douche….


 Et voici comment, un cerveau inventif, sachant combien la douleur sera intolérable, inventera une histoire farfelue pour me sortir du lit,  sans mauvaise humeur pour cause de souffrance !


En effet, comment, malgré ce réveil difficile, ne pas être heureux, puisque je viens de survivre à un crash aérien ?......

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anika 15/04/2011 01:08



C'est épouvantable, je prends l'avion dans 15 jours pour les Etats Unis (12 h d'angoisse) et je lis ton récit du crach imaginaire, et déjà que je flippais avant, maintenant c'est pire. Merci
Michel, c'est sympa de faire peur aux vieilles dames.


Enfin, je t'en veux pas et je te fais de gros bisous


Anika



Michel 16/04/2011 02:29



Bonjour Anika,


Non, non tu ne risques rien - Je en t'ai pas vu dans l'avion !


Et je te souhaites un merveilleux voyage ...


Bises - Michel



evelyne 02/10/2008 13:55

ne fais plus de frayeur pareille !!!!Comment vas tu  ?

cmartin@laprocure.com 01/10/2008 20:59

mais est ce que tu vas mieux ?bisous cat

chris 01/10/2008 20:13

merci michel tu me conforte dans ma phobie de l'avion........bises

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