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Le billet de Michel

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Publié le par Michel
Publié dans : #Thaïlande-Les Gens

A peine quitté la plage, je remonte la route vers l’hôtel, lorsque je croise un couple bizarre.

Tiens, vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre !

En effet, monsieur Thaï tient tout contre lui le dos de madame Thaï,  dans le sens de la marche, ses mains enserrent la taille de la dame. Madame marche donc (freine plutôt la marche) juste devant Monsieur, dans un corps à corps déglingué. Elle freine car vraisemblablement, elle ne veut pas avancer
Monsieur doit la maintenir fermement et souvent la soulever de terre. Les jambes de madame battent alors dans le vide. Lorsqu’à force de gesticulations, elle parvient à poser une ou les deux jambes sur le sol, coup de frein et blocage.

Monsieur la soulève encore, la secoue et ce couple bizarre avance lentement et en zigzag !  Parfois, ils font un demi-tour, puis un autre encore, et se retrouve dans leur sens d’origine. Ils repartent d’une allure désordonnée. Madame dit des choses insensées, pleurniche, soupire, crie, laisse parfois échapper des sons étranges.

Je regarde avec inquiétude la scène, prêt à intervenir. (Quelle audace ou quelle inconscience !).
Arrivant à leur hauteur, je constate simplement que madame est fin saoule. Non seulement, elle trimballe une bonne cuite aujourd’hui, mais elle doit être souvent dans cette situation, si j’en juge par sa tronche d’Halloween. Comment monsieur peut aimer une engeance pareille. Après tout, c’est peut-être sa sœur ou sa mère…. Je ne sais pas et me garderait bien de lui poser la question.

Pour le coup, je m’arrête, me retourne et contemple ce triste spectacle, un peu inquiet tout de même. Et s’il la frappait ?.... Et si elle se débattait, réussissant à lui faire lâcher prise et traversait cette route alors que la circulation est importante !  J’étais perplexe !

Ils avancent encore un peu, et soudain, monsieur jette littéralement madame sur le rebord de la route. Rassurez-vous, à cet endroit c’est une pelouse. Madame s’avachît, geint encore, larmoie, s’essuie la morve dégoulinante de son nez avec le dos de sa main, essaie de se relever, mais n’y parvient pas.

Monsieur se poste alors, au dessus de madame, l’enjambe et là coince au niveau de la taille avec ses pieds. Vous me suivez n’est ce pas ?                                                                  

Je rie de cette grotesque situation, en m’imaginant une issue incroyable, qui ferait les délices d’un journal local friand de faits divers : « Pattaya to day » :

"Madame, prise d’une folie avinée se tortille, réussit à s’asseoir malgré les jambes de son geôlier. Sa bouche se trouvant à la hauteur des "roubignolles" de monsieur, sans plus réfléchir, elle se jette sur les parties intimes de monsieur, qu’elles croquent avec rage, serrant entre ses dents ces rondeurs suspendus et... sensibles, tout en tenant avec ses mains le pantalon de Monsieur qui ne peut que hurler sa douleur !"

J’ai du rester trop longtemps au soleil !

Il faut que j’arrête de gamberger,  je continue ma route, laissant cette histoire se régler entre Thaïlandais.

 

Ce texte a été écrit le 11 janvier 2008.

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