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Le billet de Michel

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Publié le par Michel
Publié dans : #Thaïlande-Aujourd'hui

Mardi 7 octobre 2008, il est 8 heures, je suis prêt pour partir à Bangkok. J’ai décidé de prendre le bus qui est tout de même beaucoup moins cher qu’un taxi.

Je sors de l’hôtel et demande à un taxi-moto quel est le tarif pour me rendre à la station de bus, à l’autre bout de Pattaya. Sans vergogne, il me déclare 200 bath. Estomaqué devant cette énormité, je ne cherche pas à discuter et le plante là. En effet, autrefois, nous payions 50, 60 bath. Je veux bien que tout augmente mais à ce tarif là ce n’est plus de l’inflation, c’est de l’arnaque pure !

Il ne me reste plus qu’à traverser la route et héler un taxi collectif que nous appelons aussi "bétaillères". Tout de même, avant de monter, je m’inquiète du tarif et savez-vous quelle réponse me fût faîte : - 200 bath. Non mais ils ont perdu la tête ou quoi ? Comme je ne veux pas poireauter sur le bord de la route, je réponds : - 100 bath, tout en sachant que c’est beaucoup trop. Le chauffeur me dit ok, et nous voilà parti. Pour ce tarif -pourtant bien trop élevé-, le taxi n’en continue pas moins de faire monter et descendre d’autres clients tout au long de la route. Enfin, il me dépose à la station des bus pour Bangkok. Il est 8 h 30.

Ma mauvaise humeur, de m’être fait « avoir », me conduit d’un pas rapide vers la caisse où je demande un ticket et sans regarder le prix, je donne... 200 bath… puisque tout le monde veut 200 bath, allons y !.

Puis je constate que le prix affiché est de 128 bath. Pattaya Bangkok c’est environ 160/180 km, c’est un trajet économique.
J’obtiens un billet pour le bus 48-18 de 8 h 50, place 16. Dans ces bus, contrairement à ceux de Bangkok-Rayong que vous connaissez bien par mes histoires des allers-retours à Camillian, les places sont numérotées et il n’y a pas de passagers supplémentaires. Une place = un passager et l’on s’assoit à la place indiquée. Vers 10 h 30 environ, nous arrivons à la station Ekamaï de Bangkok, après avoir été frigorifié durant la plus grande partie du trajet. Il faisait un froid sibérien dans ce bus, et j’avais oublié – tant il fait chaud – de prendre un vêtement pour me protéger de la climatisation poussée à fond !.. Aucune excuse, car c’est un problème que je connais bien !

Quel plaisir de sortir de ce frigo roulant pour être enveloppé d’une chaleur (moite) comme nous en avons l’habitude.

Je ne prends pas un taxi à la gare routière, les tarifs sont souvent évalués en fonction de la tête du client. Et aujourd’hui, je dois avoir une tête de gogo !

Dans la rue, je fais quelques pas. Déjà un taxi veut s’arrêter, il serre à gauche et manque de faire passer sous ses roues une moto et ses deux occupants. Coup de frein, klaxon… le chauffeur ne sait que faire et accélère pour continuer sa route, pour mon plus grand plaisir car j’ai, durant quelques instants, vu une catastrophe arriver.

Un second taxi s’arrête et je lui demande de me conduire à l’Hôpital Theptarin - Soï Rama IV. Je lui présente le plan mais il le regarde, le retourne, je le remets dans le bon sens. Vraisemblablement, il ne sait pas lire un plan, ne sait pas lire l’anglais, et, je crois qu’en plus, il ne sait pas lire le Thaï, car il ne comprend rien à mon adresse écrite également en Thaï. Il accepte de reconnaître qu'il ne sait pas, alors je lui fais un grand sourire, lui dit merci et ferme sa portière. Je n'étais pas monté dans le taxi!

Un troisième taxi s’arrête, et ce chauffeur, à peine prononcer le nom de l’hôpital me répond OK, come in. Ouf !! Je suis néanmoins un peu sur mes gardes. Il règle le compteur de son « taxi-meter » et nous voilà en route. Je surveille tout de même où il tourne car j’ai repéré sur le plan l’endroit où nous devions nous rendre. Tout va bien, c’est un gars sérieux, il y en a … aussi !

Quinze minutes à peine, il stoppe devant un gigantesque bâtiment, c’est l’endroit de mon rendez-vous pour 13 heures. Il est 11 heures, j’entre dans l’hôpital.

C’est aussi luxueux qu’un grand hôtel.




    THEPTARIN HOSPITAL BANGKOK




















Je m’assieds un moment en regardant une télévision grand écran plat.
Pourquoi ne me présenterais-je pas en avance, on ne sait jamais !  Un service entier est consacré aux soins dentaires, c’est au 11ème étage.

La réception du 11ème, quoique bien plus petite que le hall du rez de chaussée, n’en est pas moins fastueuse. On se précipite à ma rencontre, oui Monsieur Michel, nous vous attendions. Voici les documents à remplir, s’il vous plait. Voulez vous regarder la caméra sur l’écran d’ordinateur, là, oui merci, clic une photo qui renseignera mon dossier et se trouvera – si nécessaire – sur toutes les ordonnances.

La conversation est un peu saccadée car le personnel du service dentaire ne parle pas très bien anglais, (contrairement à la réception au rez de chaussée) mais moi non plus, alors c’est plus facile pour se comprendre.

Finalement, je suis reçu bien avant 13 heures, après une courte attente dans un immense sofa. D’abord, pose d’un appareil en plastique transparent qui lorsque je serre les dents empêche celles ci d’être les unes sur les autres, laissant la bouche, légèrement entrouverte. Ensuite, nous nous rendons dans une salle spéciale pour la prise des clichés, encore un canapé et une télévision écran plat à ma disposition pour l’attente pendant la préparation de la machine. On m’habille d’un grand tablier spécial radio. Je suis debout devant l’appareil, le docteur m’explique qu’il va prendre les clichés en deux temps, me prie de poser ma tête à un endroit spécifique et m’indique de ne rien craindre mais il va me sanglait la tête afin que je ne bouge pas du tout.

Ici cela devient un peu difficile. En effet, ce plastique posé sur mon palais, m’empêche de déglutir correctement, j’ai l’impression que toute la salive s’en va entre le palais et ce plastique et lorsque je veux essayer d’avaler, j’ai la tête qui bouge ! Mais il ne faut pas bouger… Comment faire ?

Entre les clichés, du moins c’est ce que j’espère, je hoquette – rapidement - pour saliver. Autour de ma tête, des bras de machine bougent et tournent, se rapprochent, s’éloignent. Par moments, tout cela s’arrête et il me semble entendre comme des clics d’appareils photos, mais n’est-ce pas mon imagination, bien souvent fertile en délires ?

Cette prise de vues ne durent que quelques minutes, et l’on me détache, le tablier est enlevé, et on me prie de m’installer sur le canapé. Sur l’écran, l’image de télé a laissé  place aux clichés en trois dimensions de l’intérieur de  mes mâchoires. Il y a une vidéo, avec des chiffres, des traits en couleurs… et une trentaine de clichés différents.

Première surprise, qu’est ce que je suis moche vu d'en dedans !


Heureusement que je ne me promène pas ainsi, je serai bon pour le cirque Zavata. Mais qu’est ce que c’est laid !

Les photos en 3 Dimensions sont surprenantes !


Et le docteur de commenter :
Ici, il n’y a que quelques millimètres, pour toucher le nerf -  là, 12.50 c’est meilleur. Toutes ces notes sont inscrites sur les clichés. Vous avez d’excellentes dents, les racines sont parfaites. Ah ici, juste à coté du prochain implant, la racine est un peu courbée, vous le signalerez au dentiste. (Mais il va le voir).

Le Docteur est bavard, ce n'est pas un défaut, car il me donne beaucoup d'informations, en anglais,  mais il me faut décoder avec mon manque de vocabulaire !

D’accord j’accepte vos observations judicieuses :

- N’est ce pas bizarre de se faire soigner des dents à l’étranger, dans un langage non maitrisé parfaitement ?

Je vous répondrai que vous avez raison, mais que ne comprenant pas tout, j’évite les doutes… et puis … oui, je suis un peu fada, comme on dirait dans le midi !

A la suite de cette explication, le docteur m’indique que le DVD sera prêt dans ¾ d’heures environ. Je peux aller grignoter un en-cas avant de revenir et reprendre la route pour Pattaya.Pour cette analyse en 3D, je paye la somme de 3.000 bath (environ 65 €uros). !

Bus retour, nous crevons de chaleur, à l’inverse de ce matin, c’est vraiment trés chaud. Dur ! Dur !

Aux trois-quarts du parcours, alors que nous roulons sur une route rapide à deux fois trois voies, le bus traverse le terre-plein sur un couloir que nombre de véhicules ont réalisé avec leurs nombreux passages, et enclenche une vitesse pour nous rendre de l’autre coté.

Un peu inquiet, je regarde au loin un camion, arrivant à vive allure vers nous, et me dit que ce serait dommage de prendre un de ses containers en pleine figure, ce qui, forcément, rendraient caduque les clichés du DVD. 


Il n’en est rien, ouf ! Et les secousses dans le bus nous signalent que nous avons quitté le macadam. S’ensuit alors un étrange circuit, sur un chemin de campagne, en terre battue, ravagée et ravinée par les pluies de mousson. Comme nous sommes assis à l’étage du bus, en dessous ce sont les bagages, nous nous accrochons tant bien que mal et nous demandons si cela va durer longtemps. Dix minutes de secousses, à droite, à gauche,  ralentissement pour rouler au pas, frôlement d’arbres car ce chemin n’est pas prévu pour ces véhicules, ensuite une route goudronnée mais pas très fréquentée nous conduit à la ville de Si Racha. Nous stoppons devant un hôpital où quelques passagers descendent. Un peu plus loin à Laem Chabang, encore un arrêt. C’était donc un bus semi-direct !

Et nous arrivons à Pattaya vers 17 heures 30. Encore un taxi pour rejoindre Jomtien, qui me demandera 40 Bath. Depuis le matin, il y a eu une dépression dans les tarifs ! 

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