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Le billet de Michel

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Publié le par Michel
Publié dans : #Les choses de la vie

Depuis mon retour en France en février dernier, mon blog ne vous a pas donné beaucoup de nouvelles !   Il est temps que je me reprenne en main.  Au travail, Michel ! Sans doute, vous êtes-vous posé la question :  

-  Que fait-il ?  

-  Où est-il ?

Il me plait de penser que l’on se soucie un peu de moi…. !

Je vais donc répondre à cette question que vous vous êtes vraisemblablement, forcément, obligatoirement posée. Et prétentieux avec cela !   Bon, je plaisante !!!

 

Oui, je suis toujours en France, après avoir annulé mon billet réservé, (Merci Patrick) auprès de YOKETAI - Les Ateliers du Voyage, prévu pour un départ le 26 avril et un retour le 25 juin. Dans quelques jours, je serai revenu…. Si j’étais parti.  Mais j’embrouille tout.

 

Ce billet est reporté au 2 septembre. C’est le plus long séjour en France depuis 2005. Six mois sans retourner en Asie, autant dire une éternité ! 

Bien sur, je n'oublie pas  Camillian, et me demande ce que deviennent les malades, les enfants et les adultes. Je les ai prévenus que mes prochaines visites ne seraient qu’à l’automne.

 

Si je vous dis que je n’ai pas une minute pour moi, vous allez sourire. Encore un retraité qui se laisse déborder !  Comme vous êtes méchants !

 

Pour une bonne compréhension du récit, je vais donc reprendre au commencement (sans pour autant remonter à la création de l’univers, rassurez-vous !)

 


Pendant mon dernier séjour en Thaïlande, j’ai beaucoup correspondu avec un ami.

Henri-Claude-2009-06.jpgCelui-ci, Henri-Claude, n’était pas au mieux de sa forme car son travail devenait de plus en plus pesant et fatiguant. Il faut dire qu’il est barman en boite de nuit depuis 1992, l’époque du Palace à Paris, et souhaitait changer d’emploi. Au fil des années, il est devenu quelque peu dinosaure dans ce métier. (La moyenne d’âge est plutôt de 20/25 ans).

 

Henri-Claude désirait faire autre chose, avoir une vie normale, plus sociale car vivre la nuit et dormir le jour n’est pas très satisfaisant à long terme. Bref, il se posait 1000 questions, se remettait en cause, et j’ai tenté via email de l’aider du mieux que je pouvais, bien que je ne disposais pas des 1000 réponses !

Entre autre, je lui ai suggéré de demander une formation Fongécif qui lui aurait permis d’envisager une nouvelle orientation. Ce qu’il fit auprès de son employeur. La réponse fût négative.

Mais quel métier ? ….

 

Agé de 45 ans, un CAP de photographe jamais mis en pratique, 8 ans vendeur mobilier de maison, 18 ans en boite de nuit, ne laissent pas beaucoup d’espoir de reclassement facile.

 

Quelques jours après mon retour en France le 16 février. Henri-Claude me téléphone et me dit qu’il fait l’objet d’une mesure de licenciement. Voila donc une décision qui va l’obliger à remettre tout à plat pour changer d’horizon.

 

Evidemment, l’euphorie de ce changement imposé laisse très vite la place à l’angoisse et à l’incertitude du lendemain. Devant cette situation, je ne peux rester de marbre.

 

Première démarche

Nous voila, tous les deux, à parler, parler, parler encore afin d’atténuer cette inquiétude, extraire cette crainte paralysante, et transformer tout cela en action positive avec des objectifs et des recherches efficaces.

Entre-temps, son choix s’était fixé sur une formation de Masseur. Il n'est pas question de devenir Masseur-Kinésithérapeute, il est un peu tard pourt lui. Plus simplement, il souhaiterait effectuer des massages de relaxation (non médicaux - non érotiques) :  Masseur Spa.


Cette idée ne me déplaisait pas, car il faut une bonne relation humaine (il l’a), une bonne musculature (il l’a), une forte envie de changement (il l’a) et des compétences (qu’il n’a pas) car il n’a jamais effectué, évidemment, des massages.

 

Mais ce dernier point devait pouvoir être réglé, car on entendait, à longueur d’ondes radiophoniques, parler de formation, de milliards investis. Evidemment, si le moment n’était pas le plus opportun, il était néanmoins permis d’espérer. Bien sur, il n’est, hélas, qu’un, parmi des millions, à chercher un emploi !

 

Je passe très vite sur l’inscription fin février au Pôle-emploi. Bousculer parfois par mes intentions, il dût forcer un peu pour obtenir très vite un entretien. Expliquant sa volonté d’une nouvelle orientation et d’une formation, il fût orienté vers un cabinet de consultant extérieur avec lequel des rendez-vous furent mis en place chaque quinzaine. La recherche d’écoles pour cette formation, menée tambour battant, ne fût pas très longue. Une école avec certification ISO 9oo1  semblait parfaitement convenir.


La consultante était encourageante, tout allait bien. L’espoir était là, l’euphorie aussi. Vint ensuite la demande de prise en charge de cette formation.


Côté Pôle-emploi : négatif > pas d’argent !

Discussions, nouvelle stratégie, nouveau rendez-vous au Pôle-emploi.

Enfin, peut-être, mais il ne faut pas trop y croire, une demande sera effectuée auprès du Conseil général qui dispose de chèques pour ce cas de figure.

 

L’espoir renaît !

Le temps passe, mais la réponse ne vient pas !

Henri-Claude est de moins en moins bien dans ses baskets, ce qui est facile à comprendre.

 

Parler, parler, parler encore pour ne pas le laisser «sombrer» ….

A une demande écrite au Pôle-Emploi sur la suite donné à cette demande  de formation, un email précise que la réponse n’est pas encore parvenue, et qu’il n’y a pratiquement aucune chance d’obtenir un accord et d’ailleurs si – par hasard – elle était acceptée, la participation ne serait que partielle.

 

L’école retenue pour cette formation indique qu’elle a déjà reçu des élèves pour la formation pris en charge par l’ANPE.  Le Pôle-emploi dit que cette formation n’est pas agrée.

Attente … Attente ….

Impossible de chercher d’autres formations puisque le résultat serait identique.

 

Il lui est suggéré de trouver un CDD de quelques mois et alors, peut-être, il serait plus facile d’obtenir une prise en charge de formation.

Avoir travaillé plus de 25 ans sans rien coûter à la société n’apporte rien !

On entend parler de formation tout au long de sa vie professionnelle, mais lorsque la demande est effectuée, rien ne va plus, on ne rentre pas dans les cases, comme dirait Zézette (dans le film: Le Père Noël est une ordure.)

 

Le doute s’installe alors.

L’angoisse évidente du lendemain.

Henri Claude panique de plus en plus car il veut, il doit travailler.

 

Nous parlons beaucoup, des heures et des heures, envisageant des actions, les retoquant pour telle ou telle raison. Le temps passe et l'horizon est toujours bouché. 

 

Parfois, je reviens chez moi, anéanti et fatigué en me posant, à mon tour, 1000 questions !

 

Au moment où j’écris ces lignes, la demande de formation, pour une inscription en septembre, n’a toujours pas aboutit.  La Consultante ne peut intervenir.

 

Vous vous imaginez, si j’étais reparti fin avril, je l’aurais abandonné au pire moment. Je ne regrette rien. Que valent quelques semaines au bord de la mer, par rapport à une aide psychologique et amicale ?

Récemment, alors que j’expliquais cette situation, à un ami, il me suggéra qu'il postule dans un Centre d’Aide par le Travail .CAT, en qualité d'encadrants des travailleurs handicapés.

 

Avant d’évoquer cette solution avec Henri Claude, il fallait qu'il connaisse ce milieu autrement que de nom. Je l’ai donc conduit, pour une visite, dans un centre d’handicapés. Une bonne (fausse) raison nous conduisit dans cet endroit. La visite de l'établissement et le travail demandé  se passèrent avec une grande attention.

 

Ce n’est qu’au retour, dans la voiture, que je dévoilais ma combine pour savoir si un emploi dans ces structures pourrait l’intéresser. La réponse – à ma très grande satisfaction – fut positive.

 

Un premier stage, en accord avec l'ancienne ANPE, permettra de mieux connaitre le travail et les handicapés (assez léger dans cette structure), et renforcera ou non la possibilité de vouloir et pouvoir travailler dans ce milieu. Cet accompagnement n’est pas terminé aujourd’hui ….et rien, à ce jour, n’est résolu.

 


Après ce temps difficile, Henri-Claude, restant tout de même sur son idée de Massage de relaxation eut l'idée d'aller apprendre en Thaïlande ce métier.  Et, ce fut possible !  .....

C'est une autre histoire qui change totalement son horizon :


Lire la suite publiée en octobre 2010

 

 



Deuxième démarche :

Divers travaux bénévoles pour créer ou modifier des fichiers Excel plus ou moins complexes à utiliser en gestion clients ou gestion du personnel.

 

Troisième démarche :

Aide pour un ami dans la gestion d’un contentieux avec son syndic. Ce dernier, s'appuyant sur la Loi SRU (!), exige le paiement de la totalité des charges de l’année 2008 pour l’achat d’un appartement, effectué en mai 2008. Les lettres et les documents s’accumulent, cette affaire n’est pas encore réglée.


Quatrième démarche :

Responsabilités dans la gestion du Conseil syndical de mon immeuble.

Les travaux à la suite d’un important incendie dans l’immeuble en août 2008, ne sont pas terminés.

Travaux pour le changement d’un ascenseur, dans l’un des trois escaliers. Les deux autres, dont le mien n’en possèdent pas.

Travaux d’entretien et de rénovation à prévoir.

Essayer de pacifier les relations des copropriétaires entre eux, et des copropriétaires avec le  syndic.

Expliquer, persuader de la nécessité de règles (pour les lieux communs) en copropriété. 

Autant de décisions qui ne plaisent généralement pas à la totalité des 35 copropriétaires.

 

Prendre des fonctions bénévoles en conseil syndical est la meilleure manière de « prendre des coups ». Cette démarche ne m’est pas inconnue car j’ai déjà, par le passé, à Paris, participé à deux copropriétés. 


J’avais d’ailleurs dit la dernière fois  : « plus jamais ».....  
Mais  un vieux dicton ne dit-il pas qu’il ne faut jamais dire : ...Jamais ..

 

En conséquence, je me donne une année pour que la situation se normalise avant d'en tirer des conclusions.

 

Vous comprenez pourquoi, je ne m’ennuie pas et …. Je n’ai que peu de temps pour moi.

Commenter cet article

cris 15/06/2009 19:06

je ne maitrise par encore trés bien la chose le commentaire est parti avant que j'ai fini...   en ce qui concerne le conseil syndical, j'ai donné aussi , PLUS JAMAIS, quoi que tu fasse tu te prends des baffes ce ne sera jamais bien. CRIS.

Michel 15/06/2009 19:25


Oui... je sais bien.
J'espère seulement essayer de normaliser les relations.
Si j'y parviens tant mieux - Si je ne réussis pas .. Tant pis !
Mais je suis un peu un spécialiste des causes difficiles..
Enfin, je m'en sors toujours malgré les difficultés.
Bises
Michel 


cris 15/06/2009 18:57

MERCI, mon bon MICHEL. content d'avoir toujours de tes nouvelles...

Michel 15/06/2009 19:23


Merci à toi, pour ce témoignage d'amitié.
Michel 


faulet henri-claude 14/06/2009 17:39

merci encore pour t-on texte sa me fait chaud aux coeur HENRI-CLAUDE

Loisy+Jean+François 14/06/2009 16:39

Le conseil syndical: de quoi detester l'humanité jusqu'à la fin de ses jourscourage!jf loisy

Michel 14/06/2009 16:41


Merci - C'est le 3ème ....
Amicalement,
Michel 


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