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Le billet de Michel

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Publié le par Michel
Publié dans : #Surprenant !

C’est l’histoire d’une boulangère tenant commerce dans le département du Val de Marne qui vend des petits pains au chocolat et des gâteaux. Son mari le pâtissier aime bien réaliser des gâteaux originaux.

Depuis plusieurs années, la boulangère servait une cliente « difficile ». Avec elle, la baguette était trop courte ou trop cuite, la pâtisserie n’était jamais comme elle le voudrait ! 

Ce jour là, la cliente protestait à propos de la tarte aux pommes achetée le week-end précédent. Elle répétait que cette boulangerie ne savait pas faire les tartes. Le pâtissier, laissant aller sa fantaisie, avait eu le malheur de préparer ses tartes en faisant une chiffonnade de pommes et en y ajoutant des raisins. Cela ne plaisait pas à la cliente et elle le criait haut et fort, accompagnée de sa fille d’une vingtaine d’années.

Au moment de leur départ, la boulangère n’en pouvant plus, se retourne vers l’une de ses employées et lâche « Quelle c…. ». Ce n’est pas dit directement, mais c’est  dit et Madame cliente entend. Elle répond à la boulangère : « Sal….. ».

L’histoire pourrait en rester là. La cliente change de boulangerie et le pâtissier réalise ses gâteaux selon son imagination !

Sauf que, quelques jours plus tard, dans une lettre recommandée, Madame cliente réclame à la boulangère 300 €uros de dommages et intérêts. La boulangère refuse, se disant qu’elle pouvait aussi porter plainte puisqu’elle l’avait aussi insultée.  Et puis, se dit-elle, pourquoi elle vient chercher un fraisier ce jour là si ce que nous vendons est mauvais. Dans ce cas, elle change de crèmerie, pardon ! De boulangerie.

En s’appuyant sur l’article 33 de la loi du 29 juillet 1881 qui prévoit 12.000 €uros d’amende pour toute personne coupable d’injure publique, la cliente a porté plainte pour les propos tenus par la boulangère : « Quelle C…. ».  Cette plainte avec constitution de partie civile est déposée auprès du doyen du juge d’instruction qui n’a d’autre choix, selon la loi, que de saisir un magistrat instructeur pour mener l’enquête. Ainsi commence une procédure de deux ans.

Juge d’instruction – Commission rogatoire – Confrontation devant les enquêteurs et au final une convocation devant le tribunal.

La boulangère se présente au Tribunal mais pas la plaignante qui réclame via son avocate 2.500 euros de dommages et intérêts.

Un vice de procédure est évoqué par l’avocat de la boulangère (plus de trois mois entre le dernier acte d’instruction et la convocation). Le tribunal, surpris, se retire pour délibérer. Verdict : L’affaire est prescrite. »  

Evidemment, pendant que l’on enquêtait pour cette affaire de tarte (aux pommes) et d’un gros mot, c’est du temps enlevé pour des choses plus importantes.

Combien cette plaisanterie aura coûtée à l’administration ?  Peut-être un coup de plumeau dans le code s’imposerait !   Non ?

D’autant que, si à chaque injure sur la voie publique, on peut porter plainte, il ya  de quoi bloquer les tribunaux pour quelques années….

 

 

Source Le Parisien Lundi 29 mars 2010.

 

 

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reymond 11/04/2010 18:37



Recette de la tarte aux pommes aux gros mots
Réalisez une pate brisée
Garnissez en un moule à tarte
Laissez reposer au frais
Pendant ce temps épluchez 1 kg de pommes et coupez-les en fines lamelles
Placez les pommes coupées dans le moule en partant du centre
Saupoudrez de gros mots (évitez le racisme) mais par exemple s*l*p*, gr*s c*n, c*n*rd….font bien l’affaire
Faites cuire 30mm à thermostat 7-8
Dégustez avec votre pire ennemi
Faites vous la bise et prenez rendez-vous chez lui pour la semaine prochaine pour déguster une charlotte aux fraises au : « je ne souhaite ça à personne même à mon pire ennemi »
 



Michel 12/04/2010 17:45



Je ne te savais pas aussi bon patissier !


Merci pour la recette / On va l'envoyer à la bouloangère en question    lol


Bises


Michem



JPSIAM 11/04/2010 02:00



Partout ou les gens peuvent retirer de la monnaie, ils s y engouffrent.ils en rêvent jour et nuit du fric. Jean-Pierre



Michel 11/04/2010 18:03



Hélas, le pognon, le fric que ne ferait-on pas pour lui ?


Merci pour ton pertinent commentaire


Michel



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